Plasma riche en plaquettes pour le traitement de la sténose lombosacrée dégénérative : une étude sur des chiens de travail à la retraite
Publication : Platelet-Rich Plasma for the Treatment of Degenerative Lumbosacral Stenosis: A Study with Retired Working Dogs. Animals 2021, 11, 2965. https://doi.org/10.3390/ani11102965
Auteurs : A. M. Hernandez-Guerra, J. M. Carillo, J. J. Sopena, J. M. Vilar, P. Pelaez, B. Cuervo, and A. Santana, M. Rubio
Vue d’ensemble
Cette étude a évalué l’efficacité d’une série d’infiltrations épidurales d’un dérivé du plasma riche en plaquettes (PRP) pour le traitement de la sténose lombosacrée dégénérative chez des chiens de travail à la retraite. 14 chiens ont été traités avec 3 injections épidurales de PRP aux jours 0, 15 et 45 et ont eu une période de suivi de 90 jours au cours de laquelle les données cliniques et les données de la plate-forme de force ont été enregistrées. Les résultats ont montré une amélioration significative des signes cliniques et de la démarche. Le PRP peut constituer une bonne alternative à d’autres traitements non chirurgicaux tels que l’injection épidurale de prednisolone.
Matériels/Méthodes
14 chiens de travail atteints de sténose lombosacrée dégénérative ont été traités par 3 injections épidurales de PRP aux jours 0, 15 et 45 et ont bénéficié d’une période de suivi de 90 jours. La solution de PRP avait une concentration de plaquettes environ 1,5 fois supérieure à celle du sang total et ne contenait pas de leucocytes. Une évaluation clinique évaluant la parésie des membres pelviens, la douleur lombosacrée, l’incontinence urinaire, le réflexe de retrait des membres postérieurs et un déficit proprioceptif a été réalisée aux jours 0, 15, 45 et 90. Une analyse de la plate-forme de force évaluant la force verticale maximale a également été réalisée aux jours 0 et 90 afin d’évaluer objectivement la marche. Une fois les données de force verticale maximale obtenues, la valeur moyenne a été utilisée pour établir un indice de symétrie entre les membres postérieurs controlatéraux afin de normaliser les résultats.
L’échantillon était composé de 4 Labrador retrievers, 2 Rottweilers, 3 bergers allemands et 5 races mixtes. Les mâles représentaient 71 % des chiens (10/14), l’âge moyen était de 10 ans (de 7 à 12 ans) et le poids moyen de 29,12 kg (de 25 à 36 kg). Tous étaient des chiens de travail à la retraite.
Résultats
Tous les chiens ont montré une amélioration clinique 3 mois après le traitement initial. L’analyse de la force de la patte a montré que la démarche était plus symétrique après le traitement.
Conclusions
L’injection épidurale de PRP chez des chiens de travail atteints de DLS avec des déficits neurologiques légers ou nuls s’est avérée subjectivement et objectivement efficace, et pourrait donc être considérée comme une stratégie thérapeutique supplémentaire chez les chiens souffrant de cette affection.